Un Tiers-Lieu éducatif, qu’est-ce que c’est?

Un Tiers-Lieu, ou Third Place, désigne un lieu qui n’est ni la maison ni le travail et où prennent place des activités autres, notamment de sociabilité et de militantisme. Ce sont des lieux de création et d’imagination collectives. Les bibliothèques ou certains cafés peuvent par exemple être des tiers-lieux, si les dynamiques créatives et collectives y sont favorisées. Les espaces de coworking, les FabLab, les HackerSpace, les Repair’Café, les jardins partagés et autres habitats partagés ou entreprises ouvertes en sont aussi !

A Saint Etienne, nous avons l’expérience et l’expertise du Comptoir Numérique et d’Open Factory mais nous pourrions identifier de nombreux autres Tiers-Lieux : le Pied des Marches, le Remue-Méninges, Zoomacom, la Cartonnerie (liste non exhaustive et éminemment personnelle ; tout complément est bienvenu…)

Le nom « Tiers-Lieu éducatif » n’est pas une appellation commune. Nous l’avons inventée pour EcoLIBRIS en référence bien sûr à cette culture du Tiers-Lieu mais aussi en écho à l’école du 3ème type de Bernard COLLOT. Il serait, je pense, d’accord pour dire que l’école du 3ème type aboutie devient un écosystème ouvert à toute la communauté pour y penser ensemble tout et le reste, avec des outils modernes : c’est donc bien un Tiers-Lieu !
En outre, le tatônnement expérimental est un point de rencontre capital entre la théorie du Tiers-Lieu et celle des écoles du 3ème Type ; ça tombe bien, c’est aussi notre passion !

On aurait pu dès lors « juste » se qualifier de Tiers-Lieux ou « juste » d’école du 3ème type, pourquoi un mix??? C’est que les Tiers-Lieux sont peu perçus comme des lieux pour apprendre mais plutôt pour travailler/cultiver/habiter autrement…

En même temps, se qualifier juste d’école, fut-ce du 3ème type, est réducteur car l’école est toujours connotée comme un lieu pour les mineurs, où les adultes ne veulent pas revenir et par contagion, souvent, c’est tout l’acte d’apprendre qui devient interdit/dépassé/obsolète… Cela prive la société et chaque individu de bon nombre de ressources et de plaisir ! On devrait apprendre chaque jour, et plus encore quand on devient parent !
EcoLIBRIS souhaite remettre les apprentissages à la portée des adultes, notamment des parents. Mais selon des modalités différentes, tierces ;-), c’est-à-dire ni traditionnelles ni propres à une pédagogie alternative, Montessori, ou autres… Des modalités naturelles induites pas le Tiers-Lieu et fort bien décrites par Bernard Collot  ! Et qui permettrait d’apprendre à apprendre !

Concrètement, ça donnera quoi???
Nous imaginons un lieu riche de propositions diverses ,susceptibles de nourrir tout type de demandes. Il y aura un calendrier d’ateliers (on a déjà commencé, merci ceux qui suivent ;-)) mais aussi un répertoire de personnes ressources partenaires à contacter pour un projet particulier mais aussi la possibilité de mutualiser ce lieu pour des artistes ou des associations partageant nos valeurs mais aussi la possibilité d’apprendre ensemble la gestion collaborative et bienveillante d’un lieu ou d’expérimenter d’autres formes d’apprentissages ou… Sûrement encore beaucoup de choses auxquelles on a pas pensé !

Dulcinéa

Sources :

Article Wikipedia

Le MovieLab des Tiers-Lieux

Le comptoir numérique

En Février, jeux, crêpes et langue des signes !

Pour fêter les vacances, EcoLIBRIS avait concocté un bel après-midi jeux et crêpes et il y avait le choix en jeux… Et en gourmandises !
img_20170218_155641img_20170218_155507Le mercredi 22, notre rencontre publique fut un excellent moment, encore meilleur que d’habitude ! Depuis Tatoujuste, nous travaillions à pouvoir accueillir des membres de la communauté sourdre intéressés par la projet, avec leurs interprètes de langue des signes et nous avons enfin pu réaliser cette rencontre à cette occasion.
En plus du grand plaisir d’ouvrir et d’enrichir encore EcoLIBRIS, nous avons récolté un beau compliment de la part des interprètes et je ne résiste pas à la fierté de le partager ici :

 » les conditions de partage de la parole, d’écoute bienveillante, nous ont apporté un vrai confort de traduction, dont nous manquons trop souvent. » ;-))

Le début d’un partenariat durable, nous l’espérons !

Brunch et ateliers du 22 janvier

Ce fut une belle journée qui nous a réunis salle Méhul ! Nous étions une vingtaine à partager les spécialités culinaires de chacun dans la joie des échanges et de faire connaissance, malgré la neige.

A partir de 13h30, une douzaine d’autres personnes sont arrivées en vue des ateliers. Les enfants ont découvert les langages chacals et girafes

Jeu chacal & girafe
Jeu chacal & girafe

pendant que leur parents regardaient le tedx de Ramin Faranghi ;

Tedx
Tedx

Les petits ont ensuite joué ensemble à des jeux de société et dans le jardin pendant que les grands échangeaient sur les apprentissages autonomes, la démocratie à l’école et l’école parentale.

img_20170204_192000

Ce fut aussi pour nous l’occasion de relever les questions que vous vous posez pour y répondre par de futurs articles. 😉

Après un gôuter partagé, nous sommes rentrés dans nos pénates nourris par tous ces échanges et pour certains, prêts à poursuivre l’aventure dans la réunion de travail.

Et voilà ! 😉

img_20170204_191939

22 Janvier : Brunch & ateliers

Nous vous souhaitons une année 2017 épanouissante, fertile et pleine de nouvelles découvertes !


Et pour cela notre premier rendez-vous :

le 22 janvier 2017
à la maison des associations de Monthieu
située 3, rue Méhul à Saint Etienne.

Venez en famille ! Petits et Grands bienvenus.

Au programme :

  • accueil à partir de 11h pour un brunch convivial, échanges et rencontres… Ce sera une « auberge espagnole » faites-nous découvrir votre plat préféré, sucré ou salé, et pensez à vos couverts
  • 13h30 : Pour les grands, regardons ensemble la conférence TEDx « Pourquoi j’ai fondé une école où les enfants font ce qu’ils veulent » de R. Faranghi, puis discutons…
  • Pour les enfants, atelier de sensibilisation à la communication non-violente : Jeu des girafes et chacals. Apprenons à repérer le langage chacal et à parler celui des girafes.
Pour faciliter notre organisation merci de vous inscrire par mail à contact@ecolibris.org
Participation libre et consciente en soutien au projetPossibilité d’adhérer sur place

 

News

Quoi de neuf?

En Novembre, l’équipe d’EcoLIBRIS a organisé, avec d’autres bénévoles, les Journées des Educations Heureuses. Ce fut l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes inspirées par la Transition et aussi de poursuivre notre cheminement.
Les films projetés au Méliès nous ont permis d’approfondir notre connaissance de la pédagogie Freinet, notamment avec C’est d’apprendre qui est sacré.
Nous avons aussi réfléchi avec Geneviève Bouchez Wilson sur les cercles de parole d’enfants et comment les accompagner vers le débat respectueux. Une question approfondie avec les conférences et cercles de contes inspirés de Suzy PLATIEL.
4 de nos membres ont suivi une journée de formation à la méthode GORDON pour mieux gérer nos conflits en fonction de la personne qui le porte.
Dulcinéa a aussi pu expérimenter une animation qu’elle proposera bientôt à nos adhérents : le jeu des chacals et des girafes, qui a rencontré un franc succès.
4-manieres

Quinze jours plus tard, nous étions présents au salon Tatoujuste. Ce fut un super moment de partager toutes ces ondes positives L’occasion d’animer une belle table ronde et d’être interviewé par deux journalistes ! ! Nous proposions aux visiteurs de déposer un souhait pour l’école du futur sur notre arbre et celui-ci s’est bien rempli !
img_20161126_163955

EcoLIBRIS, la suite

“Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort”

Le projet EcoLIBRIS vient de traverser avec succès quelques remous et aujourd’hui, il revient renforcé dans sa volonté de créer un lieu d’apprentissages autonomes, informels et démocratiques, une école et bien plus que ça,  où les parents auront un vrai rôle à jouer et des frais de scolarité les plus bas possibles à acquitter…

“Il faut tout un village pour élever un enfant”

C’est convaincus par cette idée que nous souhaitons créer un véritable lieu de co-éducation où parents, enfants et professionnels apprennent ensemble main dans la main. Nous sommes persuadés que les parents ont un rôle capital à jouer dans les apprentissages de leurs enfants et qu’ils doivent faire partie intégrante de l’environnement qui va les permettre… Et que tout doit être en accord pour que les enfants cheminent…

Nous souhaitons aussi créer un lieu où les parents- et tous les adultes- puissent apprendre, sur leur parentalité mais pas seulement…Sur la démocratie et le faire ensemble ou sur toute autre chose.. Un lieu ressource, multi-âge, ouvert et démocratique, qui pourra avoir-entre autres- le statut d’école mais sera bien plus que cela… Des projets d’inspiration proche  existent déjà, des crèches parentales jusqu’aux lieux-ressources…

Les apprentissages autonomes et informels, dans un cadre démocratique sont ce qui nous semblent le plus propice pour permettre à chacun d’apprendre et cela laisse aussi la place à tout autre type d’apprentissage si tel est le souhait de l’apprenant.

Nous souhaitons un projet collectif où le leadership est sans cesse remis au centre, où chacun est entendu et accepté dans ses besoins et ses limites, où les tensions sont vues comme des occasions de grandir… Les processus sociocratiques et les cercles restauratifs sont les modes de fonctionnement que nous souhaitons expérimenter…

Six mois d’expérience nous ont aussi fait prendre conscience du poids de la dimension financière et du défi de fonctionner en groupe, deux paramètres à maîtriser avant de prendre la responsabilité d’ouvrir une école… C’est pourquoi nous nous fixons aujourd’hui comme 1re étape l’ouverture d’un tiers-lieu à vocation éducative, un endroit où chacun pourra venir apprendre autrement de 0 à 99 ans et même après… L’ouvrir et le faire vivre sera déjà un bon test avant de faire fonctionner une école et cela permettra aussi de créer des réserves financières pour baisser les frais de scolarité, le moment venu… Notre 1er pas dans cette direction sera de vous proposer des animations dès 2017. Si vous avez des idées de lieux ponctuels pour une animation ou durables pour le tiers-lieu, faites-nous signe ! Si vous voulez nous soutenir en offrant une animation, faites nous signe… Et bien sûr, vous êtes toujours bienvenus pour rejoindre notre groupe de travail…

Nous serons au salon Tatoujuste les 26 et 27 Novembre, nous serions heureux d’avoir de la compagnie sur notre stand 😉

N’hésitez pas à nous laisser des commentaires 😉

Récits : Tout s’accélère et découvertes de la Croisée des chemins…

IMG_20160521_135225Le Lundi 9 Mai, l’équipe d’EcoLIBRIS a animé un ciné-échanges au Méliès Saint François après la projection de Tout s’accélère. Après un échange saccadé mais intense avec le réalisateur Gilles VERNET, les 50 personnes présentes nous ont posé leurs questions sur notre projet. L’idée des apprentissages autonomes et informels suscita de la surprise avant de convaincre, la question du coût fut aussi abordée et nous en avons profité pour rappeler l’existence de l’appel pour des écoles différentes, même dans le public.La soirée fut si agréable que nous recommençons le 30, pour la dernière du film DEMAIN. Nous espérons vous y voir ! ;-)Le samedi 14 Mai, toute une petite troupe s’est déplacée jusqu’à Dijon pour rencontrer l’équipe de la Croisée des Chemins… Ce fut une journée très nourrissante, au propre comme au figuré 😉 surtout par la zénitude, l’assertivité de l’équipe…La rencontre commença, à la demande de Fleur, par une présentation de la trentaine de présents, qui devaient, en outre, partager leur meilleur souvenir d’enfance. Si certains ont esquivé, les réponses furent joyeuses et émouvantes… Elles ramenaient toutes à 3 grands axes :- vivre la liberté- jouer avec les autres- vivre avec la nature.Chaque souvenir combinait un ou plusieurs de ses axes si bien que je me suis dit que le bonheur enfantin tient là dedans (et peut être pas que lui??). AUCUN souvenir ne parlait d’école ! Aucun non plus ne durait…Alors, notre projet prend tout son sens… Créer un lieu où les enfants peuvent vivre ensemble, jouer ensemble dans la liberté et la nature… Pour qu’ils soient heureux, le plus souvent/longtemps possible ! Vraiment, nous avons « pensé le rêve !  » et Fleur a bien su nous dire que nous savions déjà ce qu’était la base d’une école démocratique… ;-)Un autre moment qui m’a touché : à quelqu’un qui demandait « comment arrivez-vous à suivre ce qui intéresse les élèves? », Fleur a répondu »On vit, on parle les uns avec les autres donc on sait ce qui intéresse chacun »…Tout simplement !Une photo souvenir de ce moment ressource ! Prise par une photographe d’1m14 😉20160514_153606Oui, oui, il y a un trampoline devant l’école de la croisée des chemins… Et Monsieur patate adore y sauter ;-)prochains RDV : nos rencontres publiques venez nombreux !

Actualités mai en bref, EcoLIBRIS sera…

calendrierSamedi 14 mai : Journée portes ouvertes à la Croisée des Chemins, école démocratique de DijonMercredi 18 mai : Conférence Kaizen, à Lyon, Comment entretenir le désir d’apprendre ?Du vendredi 20 au dimanche 22 mai : 2ème meeting EUDEC France, près d’AngersLundi 23 mai : Rencontre « Vivre sans éduquer » avec Léandre Bergeron à LyonMardi 24 mai : Première rencontre publique d’EcoLIBRIS, école démocratique de Saint Étienne.Mardi 25 mai : Jeu de peindre, à la Gueule NoireSamedi 28 mai : Atelier Découverte d’Initiatives du Groupe Local ColibrisLundi 30 mai : Ciné-Débat à 20h15 au cinéma Le Méliès St François, avec la projection du film DEMAIN. Le film sera suivi d’une présentation et d’un échange sur EcoLIBRIS et 3 autres associations du Collectif pour une Transition Citoyenne 42.Un avant goût de juin:Du lundi 6 au vendredi 10 juin : Immersion à l’École Dynamique, école démocratique de Paris.

Des pédagogies actives… à pas de pédagogie !

L’apprentissage obligatoire est-il favorable au développement del’enfant ?

Oser interroger la sacro-sainte obligation d’instruction soulève bien des questions et… des peurs ! La Ferme aux Enfants a récemment revu son organisation pour répondre au mieux à son objectif : une école à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui, une école qui sert véritablement la vie, et permet à nos enfants de rester enthousiastes, d’épanouir leur potentiel, leur force, leur intégrité, leur singularité, leur créativité, leur affectivité.L’équipe éducative de La Ferme aux Enfants a été conduite à remettre en question son modèle suite à plusieurs rencontres (André Stern, Clara Bellar, l’équipe de l’Ecole Dynamique).La Ferme aux Enfants accueille des enfants de la maternelle au collège pour construire l’avenir dans le respect de la vie. L’équipe s’est constituée au fil du temps autour de la directrice et fondatrice Sophie Bouquet-Rabhi. L’approche adoptée par l’équipe était jusqu’à récemment orientée vers les pédagogies dites actives (principalement d’inspiration Montessori et Freinet).de l'enfant adapté à l'enfant réalisé

Les constats de l’équipe éducative de la Ferme des Enfants

  1. Un combat contre l’enfantDe nombreux problèmes rencontrés à La Ferme des Enfants tiennent à l’existence d’un combat contre les énergies naturelles des enfants.

2. Une double injonction inconciliable« Sois libre, sois toi-même, fais tes choix » et en même temps « apprends ce qu’il t’est demandé d’apprendre ».Aucun adulte ne peut se voir obligé d’apprendre le chinois, la trigonométrie ou la physiologie. Dans un état démocratique, on n’obligera jamais un adulte à connaître par coeur la constitution européenne, ou l’histoire complète des religions, comprenant la liste des personnages et dates significatives. Cette obligation serait vécue comme une formede maltraitance, d’endoctrinement ou de totalitarisme. Chacun tient à sa liberté, et possède le droit d’avoir les centres d’intérêts qu’il veut.Comme le châtiment corporel, l’obligation d’apprendre « pour le bien d’autrui » est donc une maltraitance, reconnue dans le monde des adultes mais niée dans celui des enfants.3. Les apprentissages sont portés par l’adulteL’enseignant adapte, réadapte et réadapte encore ses propositions, au sacrifice de ses week-ends de repos. Il se questionne sans cesse. Il brasse des quantités de matériels pédagogiques, innove de septembre à juin et cherche, semaine après semaine, les astuces amusantes qui permettront à l’enfant d’adhérer aussi volontiers que possible aux apprentissages imposés. Bref : il est dans la stratégie, pour ne plus être dans la violence de l’obligation, des notations, des injonctions, de la discipline,du non-choix, du gavage scolaire insipide…4. La nature de l’apprentissageL’enfant vient au monde apprenant.Lorsque nous nous demandons quelles sont les circonstances dans lesquelles nous apprenons « le mieux », nous constatons que c’est invariablement quand nous sommes intéressés, passionnés, disponibles, quand nous avons un objectif personnel à atteindre ou encore parce que l’apprentissage en question est induit par des circonstances et se fait de manière inconsciente, par immersion. C’est ce que nousappelons l’apprentissage informel ou l’apprentissage autonome. Comment se fait-il que sans les écoles démocratiques comme Sudbury ou Summerhill, il y a moins d’illettrisme que dans l’éducation nationale ?Le cerveau de l’enfant est adapté pour répondre à des besoins et problématiques réelles. Pouvoir lire les informations écrites partout dansnotre monde est un besoin réel et sérieux, qu’aucun enfant normalement constitué ne néglige, consciemment ou pas. Quelle importance d’apprendre à 5 ans ou à 13 ans ?

« A quoi cela me sert d’apprendre des choses dont je pourrais avoir besoin, par anticipation ? Mon cerveau ne va pas s’évaporer ! Il est disponible, et ses capacités sont là. Le jour où j’ai besoin d’un savoir, je l’apprends, c’est tout. » – Lucas (13 ans)

 

Les changements adoptés par la Ferme des Enfants

Honorer vraiment l’apprentissage par la qualité de l’environnement naturel, matériel et humain autour des enfants

  • Le développement d’un espace extérieur libre dans la maternelle
  • Plus de sorties et de découvertes accompagnées hors de l’enceinte de la maternelle.
  • Cours non obligatoires au collège

Au plus les exigences diminuent, au plus les collégiens s’investissent en profondeur et de manière assumée dans ce qu’ils ont choisi de faire. – Sophie Rahbi

 Organiser l’école et le collège comme une vaste ambiance Montessori

  • Mettre autour de l’enfant un environnement adapté à sesbesoins pour qu’il y réponde par lui-même :
    1. L’apprentissage libre dans un environnement préparé
    2. La vie démocratique (dont tous les participants seraient des « membres », comme dans une organisation associative)
    3. L’accueil de membres de plus de 15 ans (dans un premier temps, la possibilitépour les 3ème de poursuivre à La Ferme des Enfants, ou pour nos anciensélèves d’y revenir)

 

  • Un environnement préparé avec des lieux dédiés tous niveaux confondus :
    1. un espace langages (français et langues)
    2. un espace mathématique et scientifique
    3. un lieu multimédia / médiathèque
    4. un espace art et créativité
    5. un atelier de bricolage
    6. un espace musique
    7. un espace calme (détente, relaxation…)
    8. des espaces de convivialité à l’intérieur et à l’extérieur
    9. la ferme et le jardin, à développer toujours plus
    10. l’accès aux activités professionnelles (chèvres, boulangerie, savonnerie,chantiers du moment…)
    11. la coopérative d’activités développée par les collégiens (Guinguette,élevage, jardin, achat-revente de livres d’occasion et toute autre initiative à venir…)
    12. la multiplication des sorties vers le monde extérieur

 Une vie démocratique structurée et structurante

  • une Carte Commune (personnalisée) de citoyen, impliquant une formation préalable aux compétences relationnelles et organisationnelles du lieu (langue girafe – communication non violente -, compréhension de la gouvernance en vigueur, connaissance des règles…)
  • un Conseil d’école, organe de gouvernance de l’ensemble de l’organisation et qui rassemble tous les membres
  • un Conseil de Paix pour gérer les différents
  • des Cartes Rôles, correspondant à des compétences et ressourcesspécifiques avec formation préalable (médiateur, animateur, facilitateur, etc)

 Un accompagnement bienveillant et consistant

  • Les adultes encadrants s’engagent dans un travail de clarification entre ce qui appartient à leur histoire et ce qui appartient à la réalité d’ici et maintenant (travail sur l’enfant intérieur, sur les blessures émotionnelles du passé)
  • Les adultes assurent un environnement sécurisant, un repère fiable, constant et cohérent, qui ait tout à la fois du répondant et de l’empathie (cadre bienveillant)

Les adultes doivent être d’autant plus solides que la liberté est grande. – Sophie Rahbi

 La fin des apprentissages obligatoires et systématiques, pour apprendre mieux

  • Renoncer aux attentes à court, moyen ou long terme, la seule vigilanceétant de s’assurer que l’enfant est heureux et épanoui dans ce qu’il vit.

Cesser d’attendre des résultats de nos enfants est un véritable changement de paradigme qui nous invite à travailler sur nos peurs, sur notre volonté de maîtriser ou contrôler le vivant, pour nous ouvrir sur la richesse de la confiance. – Sophie Rahbi

 Accompagner cette pédagogie scientifiquement

  • Suivi des résultats par un comité scientifique composé de spécialistes en pédagogie, de médecins (neurosciences) et de chercheurs

 

Des pédagogies actives… à pas de pédagogie : la suite logique d’une expérience vivante !

Les évolutions exposées ici ne sont que la suite logique d’une expérience vivante. Si la forme change, le fond de notre intention reste toujours le même : respecter l’enfant dans ce qu’il est afin qu’il s’accomplisse dans toutes ses dimensions, bien au-delà du cadre restrictif de ce que nous pourrions vouloir de mieux pour lui. Notre fil conducteur, la bienveillance, reste au coeur de notre démarche.

EcoLIBRIS s’inscrit dans cette démarche. Pour en savoir plus, vous pouvez nous contacter via les commentaires ou notre page Facebook.