Apprentissages autonomes pour tous !

chemin grandsDécouvrir les apprentissages autonomes bouscule beaucoup de certitudes : la remise en cause du paradigme « Je fais ce que me dit le maître/le patron/ma femme… » est difficile… Certaines personnes rencontrées lors des réunions publiques voudraient aider et demandent « qu’est-ce que je peux faire? » ; d’autres posent des questions fermées et souhaiteraient des réponses claires et tranchées.

Mais je ne peux ni ne veux leur les donner : ce serait le contraire de notre philosophie : inviter chacun,  enfant ET  adulte, à déterminer ce qu’il veut/peut faire et décider ensemble de la vie du projet, accepter aussi qu’il soit en évolution, pour toujours

En somme, beaucoup de personnes, même sincèrement intéressées voire convaincues par notre philosophie, restent encore dans une position de soumission à l’autorité et de consommation…Elles voudraient que nous leur donnions les réponses ou les tâches à faire, que tout soit déjà tout prêt. La place laissée à l’initiative personnelle et au tâtonnement par la plupart des adultes est très faible.

C’est difficile de ne pas donner ce que beaucoup attendent : du tout prêt ! Pour moi, Dulcinea, il est aussi ardu de tenir  NOTRE paradigme (je fais ce que JE pense être bon pour moi/pour le projet). C’est d’autant plus dur que je suis bien consciente que cela part de bonnes intentions et de bonnes volontés, je n’ai pas envie de créer de la frustration… Et c’est pourtant certainement ce qui se passe ! Je m’en excuse… Mais j’ai toute confiance en votre capacité à trouver votre part, celle qui permettra, à vous et à EcoLibris, de grandir…

Mettre en pratique les apprentissages autonomes, y compris pour soi l’adulte, n’est donc pas simple  ! Moi aussi, il m’arrive encore souvent de demander « qu’est-ce qu’il faut faire aujourd’hui? » au lieu de le déterminer seule… Toute notre éducation a été faite pour faire de nous des êtres obéissants : c’est une réussite dont nous devons nous libérer !

C’est tout un travail de se recentrer sur soi pour trouver sa part et c’est pourtant aussi la seule façon, je pense, de créer une école participative qui n’épuise pas les bonnes volontés…

Réflexions nées de deux heures de présentation lors des ateliers découvertes d’initiatives du 13 Février

Retouchées deux semaines après : tâtonnement expérimental oblige, j’ai découvert ce que devenait cette page publiée sur FB et l’ai donc adaptée… Mes excuses pour ceux qui l’avaient déjà lues !

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